Comment le COVID-19 a impacté notre mobilité

Le 24 janvier 2020, les trois premiers cas de Covid-19 recensés en France ont marqué le démarrage d’une pandémie sans précédent. Avec une croissance exponentielle du nombre de cas dans les semaines qui ont suivi, le gouvernement français (tout comme ses voisins) a été contraint d’imposer plusieurs confinements à ses concitoyens. Ainsi, la France aura connu pas moins de deux confinements en 2020 ayant duré chacun un mois et demi environ. Des confinements stricts, avec de nombreuses décisions parmi lesquelles des lois incitant voire rendant obligatoire le télétravail, empêchant les rassemblements et entraînant l’arrêt des cours en présentiel pour les étudiants, adolescents et enfants. Des mesures coercitives loin d’être sans conséquences pour notre société. Que ce soit d’un point de vue économique, environnemental ou encore culturel, quasiment tout a été impacté. La mobilité n’est pas en reste. Cette dernière, marquée par les interdictions de déplacement, en a été tout autant bouleversée.

Des changements majeurs dans notre mobilité

Face à cette régulation du trafic et la croissance du télétravail, la crise sanitaire du Covid-19 a marqué un retour à la mobilité individuelle. Un retour en arrière donc, lorsque l’on sait que la tendance et la politique des villes vise à développer et inciter les habitants des villes à utiliser les transports en commun. Mais entre le port du masque obligatoire, la morosité ambiante et surtout le risque accru d’attraper la maladie, beaucoup de gens sont retournés aux modes de transport individuels. Pour autant, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la planète. Les différents confinements ayant fait ressentir un “besoin d’espace et d’air” aux urbains, ce sont les vélos, les trottinettes électriques ou encore les hoverboards et gyropodes qui en sortent les grands gagnants. Du côté des véhicules individuels, beaucoup de gens ont donc repris le volant pour se déplacer en ville. Le fait est que beaucoup de travailleurs et étudiants travaillaient à domicile et que les activités culturelles et sportives étaient restreintes voire interdites. En toute logique, il a donc pu être observé moins de trafic sur les routes à cette période.

De nouveaux défis pour les villes

Forcément, une telle crise a des conséquences aussi bien à court, qu’à moyen et long terme. Ce changement d’habitude soudain pour de nombreux français devrait perdurer dans le temps. Ainsi, les villes vont devoir réfléchir de manière plus complexe aux modes de transport de demain et à l’organisation des routes. Parvenir à faire cohabiter véhicules individuels, motos, vélos, trottinettes électriques, bus ou encore tramways se révèle être de plus en plus complexe alors que les villes s’agrandissent en taille et en population.